LA VIELLE A ROUE

Définition : Instrument à cordes, à roue et à clavier, d'une lointaine origine et qui, après des moments de vogue, est relégué aujourd'hui parmi les instruments populaires.

Histoire : Sa plus ancienne représentation figurée est celle du chapiteau de Bocherville, au musée de Rouen (Xe), où l'instrument en forme d'une grosse guitare allongée est posé sur les genoux de deux personnages assis dont l'un agit sur des touches placées au-dessous du manche, tandis que l'autre tient la poignée d'une manivelle. Le nom de l'instrument était Organistrum, puis Symphonia, qui se traduisit vers le XIIIème siècle en Chifonie.
L'apogée de la vielle se situe au milieu du XVIIIème siècle. Le luthier Bâton transforma en vielles un grand nombre de luths, de théorbes et de guitares : leur décoration et les chevillers à têtes sculptées qu'y ajouta Bâton contribuèrent à les faire acheter par les amateurs. Un jurisconsulte, Terrasson, écrivit une Dissertation qui est un éloge de l'instrument (1741). Danguy se fit remarquer comme virtuose, Boismortier composa pour la vielle. Marie Leczynska, Mme Adélaïde, le comte de Clermont, jouaient de la vielle.
  Présentation

  Argument

  Instrumentation

         Vielle à roue

         Cabrette

         Accordéon chromatique

         Accordéon diatonique



  Le compositeur

  Les auteurs

Oeuvre déposée à la Société Suisse des Auteurs sous le n° CH02839 en date du 16 mars 2004

© Patrice Michaud 2004-2005 • Tous droits réservés pour tous pays


Le goût démesuré des amateurs français du XVIIIème siècle pour la vielle et la musette n'était pas partagé par tout le monde. La vogue pour l'instrument déclina sous Louis XVI. Des mains des princesses, elle était retombée à celle des chanteuses de boulevard, dont l'une, surnommée Fanchon la Vielleuse, devint l'héroïne d'une dizaine de pièces de théâtre jouées entre 1800 et 1811. Puis la vielle fut à nouveau abandonnée aux mendiants venus de quelques provinces où elle est encore jouée dans les fêtes populaires.

Description : La vielle est un violon sur lequel les cordes sont mises en vibration au moyen d'un clavier ; l'archet garni de crins est remplacé par une roue polie et enduite de colophane. Les cordes pour la mélodie sont au nombre de 2, à l'unisson. Les cordes produisant des basses pédales sont appelées bourdon, mouche ou trompette. Les 2 cordes chanterelles sont enfermées dans une boîte allongée contenant les sautereaux que la main gauche de l'exécutant fait mouvoir en pressant sur les touches du clavier. La roue, mise en marche par la manivelle que manœuvre la main droite, frotte les 2 cordes jumelles comme ferait un archet, et les sautereaux frappent les cordes au point voulu pour réduire leur longueur selon le son à produire. Il y a 2 bourdons de chaque côté de la boîte à clavier, accordés à la tonique et la dominante. Ils ne sont pas soumis a l'action des sautereaux ; on peut les écarter de la roue pour les réduire au silence.