Bien des parisiens appelaient alors cet instrument "la musette". Au début du XXème siècle, le mariage de l'accordéon et de la cabrette donna naissance au "bal musette". Ce dont nous sommes sûrs, c'est que la "colonie auvergnate" a été l'artisan du maintien de l'instrument qui fut bien prêt à disparaître.
Description : Cet instrument est composé de trois parties : 1) La poche, sac en peau de chèvre recouvert d'une robe de velours frappé, le plus souvant frangé d'or. A son extrémité, la tête en bois ou en ivoire, parfois sculptée en forme d'animal ou humaine. A l'autre extrémité, le porte-vent qui relie le soufflet au sac pour alimenter celui-ci en air. Il est muni d'un clapet en cuir qui empêche l'air de s'échapper du sac. 2) Le pied ou hautbois, en bois précieux tel que l'ébène, l'amourette, le buis ou en bois exotiques raffinés. C'est lui qui donne le son grâce à une anche double située à son extrémité. Les pieds de Cabrette sont désignés en fonction de leur longueur. On dit un "pied 39" pour un hautbois en tonalité de Do, un "pied 42" pour un hautbois en Si, un "pied 47" pour un hautbois en La, etc. Le son particulier de la Cabrette est dû à la perce conique des deux pavillons. Le tuyau d'accompagnement est appelé Bourdon lorsqu'il a une perce cylindrique surmontée d'une anche battante et Chanterelle lorsqu'il a un perce conique surmontée d'une anche double. Le boîtier relie ces deux hautbois au sac permettant ainsi l'interchangeabilité des pieds. Il est souvent en ivoire, en os ou en bois précieux. 3) Le soufflet, réalisé en bois tendre et en peau de chèvre. Il est attaché à la taille par une ceinture et au bras par une dragonne. Il sert à alimenter le sac en air.
Sources et informations complémentaires :
www.cabrette.com