L'ACCORDEON
CHROMATIQUE
Définition : Instrument à vent et à clavier, inventé à Vienne en 1829 par Damien, développé en France par Buffet en 1837.
Histoire :
L’aïeul de l’accordéon fût, sans doûte, une sorte d'orgue à bouche (aux diverses appellations de sang, chang, tchang, xang ou encore seng, cheng, xeng, etc), instrument chinois très ancien datant d'environ 3000 avant J.C. Avant d'arriver à l'accordéon proprement dit, citons quelques instruments précurseurs comme l’aéoline de Schlimbach (1816), l’aéolo-mélodion de Brunner et Ofman (1818), l’éoline d’Eschenbach (1820), la mundéoline de C. Messner (1823).
En 1829 : L'Autrichien Cyrille Demian dépose un brevet d'invention pour son instrument qu’il nomme "accordion" tandis que l'Anglais Charles Wheatstone en dépose un pour son "symphonium à soufflet" qui, après transformation, deviendra le concertina. Ces deux instruments, curieux par leur mode de génération du son et par leur sonorité même, déclenchèrent un grand succès populaire.
L’accordéon ne comporta tout d’abord qu’un seul clavier, dit clavier chant ou mélodique, auquel vint s’ajouter, après 1880, un second clavier pour l’accompagnement. En 1840, Léon Douce fait breveter son "accordéonharmonieux" précurseur de l'accordéon chromatique et en 1852, Philippe-Joseph Bouton fait breveter son accordéon à "touches-piano".
A la fin du XIXème siècle, la popularité de l’accordéon est immense. Dans le Paris de 1900, il est le roi du "musette". Il trône dans les bals du monde entier, inspire les chansonniers et les poêtes. C'est à cette époque que des facteurs italiens de Castelfidardo inventent l'accordéon chromatique. A partir de 1918, on assiste, en France, au remplacement de la cabrette par l'accordéon: ce sera le début de la grande époque des bals musette.
Description : Le son de l'accordéon est produit par la vibration d'une anche libre. A ce titre, un des plus anciens et des plus rudimentaires modèles d'anche libre est représenté par la guimbarde. L’anche est l’organe vocal de l’accordéon. C’est une lamelle métallique fine et souple, fixée, à l’une de ses extrémités, sur un support dans lequel est découpé une lumière (ouverture) légèrement plus large que l’anche elle-même. Lorsqu’un flux d’air passe sur l’anche, elle vibre en se débattant librement dans la lumière et génère un son. La hauteur du son (sa fréquence de vibration) dépend des dimensions et des caractéristiques de la lamelle. Lorsque la pression d’air augmente, l’intensité du son augmente. Ce qui permet de passer d’un pianissimo le plus doux au forté le plus assourdissant.