4. LA CHEMINEE DE NOTRE MAISON
Quand pourrai-je voir fumer,
De la pauvre maison où je suis né,
Sous le toit, la cheminée
Bâtie par nos pauvres vieux ?
Ainsi chantent nos enfants,
Quand ils partent à la capitale
Et le soir en fermant les yeux,
Chacun pense à sa cheminée.
La vieille cheminée de notre maison
En a vu de toutes les couleurs ;
Le jour où naît un tout petit,
Qu'elle semble fière notre cheminée !
Quand au clocher, on sonne, beau jour,
Les carillons du baptême,
Pour fêter l'enfant nouveau
Elle fume blanc, la vieille cheminée !
Mais quand l'enfant devenu grand,
Arrive au jour du mariage,
Vous verrez une fumée toute solennelle,
Sortir de notre vieille cheminée.
Mais si jamais, la mort, un jour,
Porte le deuil dans la famille,
Comme pour suivre l'âme au ciel,
Monte la fumée de la vieille cheminée.
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Oeuvre déposée à la Société Suisse des Auteurs sous le n° CH02839 en date du 16 mars 2004 |
© Patrice Michaud 2004-2005 • Tous droits réservés pour tous pays
Le jour où nous revenons à la maison,
Où se passa notre jeunesse,
Du plus loin que portent les yeux,
Nous la cherchons tous, la cheminée.
Quand sur la fin de nos jours,
Les jambes ne deviendront pas agiles,
Allons mourrir comme les vieux,
A l'ombre de notre cheminée.
D'après le texte "LOU FOURNEL"
de l'Abbé Célestin Aygalenq (1915-1959)