
12. UNE LARME DANS L'OEIL
Quand les anciens allaient à la foire,
Vendre le "Roussel".
Quand le matin, dans la froidure,
Nous menions paître le troupeau,
De chaque sommet, de chaque buron,
Montaient de beaux "ahucs".
Le long des prés, au bord du ruisseau,
On entendait une chanson.
Des vieux à la barbe fleurie,
Nous sommes les enfants, les héritiers.
Et nous voulons toute notre vie
Faire le même grand métier.
Quand nous bercerons nos enfants,
Ou que nous travaillerons dans les champs,
Nous chanterons sans façon une belle chanson.
Nous chanterons notre fier village,
Le clocher et la vieille cheminée,
Le nid perdu dans le feuillage,
Nous chanterons dans les prairies,
Nous chanterons la fête de la maison
Et les burons dans les prairies.
Chante, jeunesse éveillée,
Chante, quand tu pars au travail,
Chante, l'hiver dans les veillées,
Tu feras la joie de la maison.
Quand ils t'entendront, les pauvres vieux
Auront une larme dans l'oeil.
Et les enfants dormiront sans ciller
En t'entendant chanter.
D'après le texte "CANTATZ-NE UNA" (1943)
de l'Abbé Célestin Aygalenq (1915-1959)
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Oeuvre déposée à la Société Suisse des Auteurs sous le n° CH02839 en date du 16 mars 2004 |
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